法国AMR矿业公司计划2016年9月获得几内亚采矿权证
法国AMR矿业公司计划2016年9月获得几内亚采矿权证
据法国媒体《回声报》报道,法国AMR矿业公司(Alliance minière responsable ,AMR)在几内亚博凯省一处铝矾土矿探矿工作进展顺利,目前已经钻孔取样900处,已探明储量4.5亿吨,氧化铝含量在43%至46.6%之间。
AMR公司计划2016年9月与几内亚地矿部就采矿权协议条款达成共识,获得采矿权证,计划2017年初开始动工进行基础设施建设,2018年底出矿。 预计基础设施投资额在8000万-1.2亿美元之间。
AMR公司的矿区距离海岸线约35公里,为了节省基础设施投资,AMR公司计划租用现成的铁路和港口设施,自己不再新建。
AMR计划用重型卡车将铝矾土矿运输到烟台港集团已建好的Katougouma内河码头,装上新加坡韦立的8000吨驳船,用驳船运输到海边,再转运到火车,使用美国铝业的现成铁路运输到KAMSAR港口,用大型散装船出口。
AMR矿业公司是由2名法国年轻人创建的,总裁Romain Girbal先生,26岁,副总经理Thibault Launay先生,32岁。这2名年轻的法国人在小时候都曾跟随父母在几内亚生活学习多年,对几内亚有感情,具有较强的几内亚情结。











新闻背景:
法国AMR公司是一家新创建不久的小型私人矿业企业,该公司的创始人是2名法国年轻企业家,总裁Romain Girbal先生(26岁),副总经理Thibault Launay先生(32岁), 因为小时候跟随父母在几内亚生活学习多年,具有较强的几内亚情结,为了开拓几内亚矿业市场而创建了AMR公司。
这2名年轻的企业家在法国被誉为“爱国企业家”,“经济爱国”的榜样(Patriotisme économique);原因是:
1、法国人对于铝矾土矿具有很深的历史情结。铝矾土矿是由法国人最早发现的。1821,在法国里昂一家矿业公司的老板在法国Bouche du Rhone省Baux de Provence县发现了一种矿石,他开始误以为这是铁矿石,取了一些样石寄给巴黎矿业学院的教授Pierre Berthier先生进行分析验证。Pierre Berthier教授首次确定了铝矾土矿的成分,第一个发现了一种新的矿种--铝矾土矿。法语中铝矾土Bauxite就来源于第一次取样的地点法国Baux de Provence。
2、几内亚具有世界上最丰富的铝矾土矿储量,潜在储量估算为400亿吨以上,占世界总储量的三分之二。而几内亚是法国前殖民地,法语区国家,法国对于几内亚怀有历史情结。
3、在几内亚1958年独立前,法国矿企在几内亚的矿产资源开发领域独占鳌头,一统天下。但几独立后,法国矿企逐步退出了几市场,20年前,最终一家法国矿企Peichiney也退出了几内亚。近20年来,美国铝业、英国力拓、俄罗斯铝业、中国铝业、中国电力投资、河南国际矿业、新加坡韦立、英国ALUFER等矿企在几内亚不断开拓矿业市场,而法国企业却缺席,袖手旁观。法国人对此一直耿耿于怀。
现在,终于有一家法国企业AMR站出来到几内亚寻找开矿。
驻几内亚使馆经商处
2016年6月16日
En Guinée, AMR fait « green » mine
The Good Life
Par Kahina Meziant le 15 juin 2016
Cela faisait vingt ans que la France avait délaissé la bauxite guinéenne… Jusqu’à ce que l’Alliance minière responsable (AMR), une entreprise française qui veut instituer des relations plus équitables avec ses fournisseurs, formule une demande de permis d’exploitation à l’administration d’Alpha Condé… Explications.
Ayant tous deux vécu en Guinée, les présidents d’AMR, Romain Girbal et Thibault Launay, ont semble-t-il été animés d’un sentiment de nostalgie qui les a poussés à investir dans la préfecture de Boké, à l’ouest du pays. Ils se sont intéressés de près à la bauxite, mais avec une approche originale. La responsabilité sociale d’AMR constitue le pilier du projet de développement. Une responsabilité déclinée en trois axes : Approche Locale, Sécurité Environnementale et Respect des Lois & Ethique. « AMR s’engage à développer ses activités dans le respect de l’environnement et des populations locales », peut-on lire sur leur charte éthique. L’entreprise a ainsi déployé « une équipe compétente et expérimentée » à Boké afin d’identifier les besoins de la population locale en termes sociaux et environnementaux. Par ailleurs, AMR veille à respecter à la lettre les législations locales et affirme adhérer à une stricte politique anti-corruption. Dans sa charte, l’entreprise stipule mettre « un point d’honneur à se conformer aux obligations du code minier et à travailler en toute transparence avec les autorités locales ».
Le projet permettrait de créer entre 400 et 500 emplois dans l’extraction de la bauxite destinée à être exportée, la transformation en aluminium, très gourmande en énergie, se faisant généralement à proximité de centrales électriques.
Le gisement est situé à quelque 35 km de la côte. Les fonds collectés ont permis à AMR d’achever une campagne d’exploration fructueuse : 900 forages ont révélé un potentiel de 450 millions de tonnes de bauxite. Voilà de quoi rassurer la société française quant à l’obtention de son permis, prévue pour septembre prochain.
Les Echos
Alliance Minière Responsable est une société Française indépendante ayant pour objectif de développer des projets miniers en Afrique dans le respect de l’environnement et des communautés locales. La société a été créée par des actionnaires aux compétences complémentaires ayant l’expérience des mines, du transport sur route et du transport maritime. Elle bénéficie également de l’expertise de nombreux partenaires techniques dont AMBER DEVELOPMENT, experts de la bauxite et de l’alumine.
Alliance Minière Responsable développe un permis de recherche de 295 km2 dans la préfecture de Boké, en Guinée Conakry. Le potentiel géologique est estimé à 400 millions de tonnes de bauxite en ressources à une qualité moyenne entre 43 % et 46 ,6% d’alumine, et moins de 3 % de silice.
Le programme d’AMR sur ce permis est de mettre en évidence des ressources de bauxite et d’entreprendre les études nécessaires au développement d’un projet d’exploitation viable. AMR s’engage à développer le projet suivant les meilleures méthodes et pratiques techniques reconnues internationalement, incluant la norme australienne JORC.
En plus de la qualité de son minerai, le permis d’exploration d’AMR possède des avantages logistiques majeurs, liés à sa localisation proche d’une voie fluviale et à une infrastructure ferroviaire existante. Ainsi, deux options pour l’exportation de la bauxite sont offertes :
– par voie ferroviaire en utilisant la ligne de la Société ANAIM traversant le permis
– par voie fluviale en utilisant le port existant du consortium Sino Guinéen WAP
Les études de faisabilité en cours permettront de déterminer la meilleure option pour l’export et de déterminer le plan minier.
Deux entrepreneurs français, de 26 et 32 ans, ont fondé Alliance Minière Responsable (AMR). La société, qui envisage d’exploiter des mines de bauxite en Guinée Conakry, a séduit certains des plus importants investisseurs hexagonaux.
Quand ils l'ont approché une première fois par e-mail en mai 2014, Xavier Niel (en photo ci-dessous) a dit non. Une réponse lapidaire. « Pas mon truc. Je ne connais pas ce secteur. Désolé. » Dix-huit mois plus tard, les fondateurs d'Alliance Minière Responsable (AMR), jeune société française d'exploration de bauxite en Guinée, tentent à nouveau leur chance. Là, bingo, le fondateur d'Iliad accepte de prendre une participation minoritaire dans leur entreprise via son holding personnel NJJ Capital. Son arrivée au capital d'une start-up d'un autre genre n'est pas passée inaperçue dans le milieu des matières premières françaises.
Trois ans après avoir mis un pied dans l'univers impitoyable de la mine, Romain Girbal, trente-deux ans, et Thibault Launay, vingt-six ans, ont donc convaincu le plus gros « business angel » français de mettre son argent dans un « greenfield », l'un de ces projets miniers qui explorent des terres vierges, une aventure à haut risque. Le montant investi par Xavier Niel reste « confidentiel ». « Il a mis beaucoup plus que le ticket minimum. Suffisamment pour qu'on puisse faire toutes nos études et davantage », concède Thibault Launay, glissant que le patron de Free a un fonds, Kima Ventures, pour investir des tickets entre 100.000 et 300.000 euros, et sa structure NJJ Capital pour des montants « beaucoup plus importants ».
Les deux jeunes gens voulaient accrocher celui qu'ils appellent le « roi des entrepreneurs ». Comment ont-ils fait ? Certes, leur projet a beaucoup évolué en un an et demi : la société compte non plus deux mais vingt salariés, des bureaux à Paris et à Conakry et Deloitte la conseille, expliquent-ils. Mais surtout, ils égrènent la liste « des gens connaissant très bien le secteur » qui ont investi dans leur projet et travaillent désormais avec eux. D'autres actionnaires... aux noms également bien connus. A commencer par Anne Lauvergeon : l'ex-patronne d'Areva - dont les précédentes incursions dans le secteur en Afrique lui valent une mise en cause judiciaire dans le dossier Uramin - est actionnaire minoritaire et administratrice de la société, dans laquelle elle est « très impliquée », selon Romain Girbal, qui préside AMR. Les montants sont tus, mais la femme d'affaires, qui siège au conseil du numéro deux du secteur, Rio Tinto (producteur de près de 20 % de la bauxite mondiale), a dans la junior française davantage de parts que Xavier Niel. Au conseil de la société, elle côtoie Edouard Louis-Dreyfus, le président du groupe de transport maritime Louis Dreyfus Armateurs, ainsi que l'homme d'affaires Alain Mallart, ancien fondateur des sociétés Novalliance et GFI Informatique, aujourd'hui spécialiste du « green business » à travers son groupe Energipole - lui aussi gros « business angel » français. Sans oublier Daniel Lebard, redoutable restructurateur d'entreprises dans les années 1980-1990 et homme clef de l'affaire de Rhodia.
Sur la photographie prise au siège d'AMR (hébergé dans les bureaux parisiens d'Alain Mallart) en présence d'une partie du tour de table, on reconnaît le banquier d'affaires Arié Flack, lui aussi actionnaire minoritaire, ainsi que, la main posée sur l'épaule d'un des cofondateurs, Arnaud Montebourg. « Sans lui, on n'aurait peut-être pas levé des fonds. On est arrivé où on est aujourd'hui grâce à lui », reconnaît Romain Girbal.
En décembre 2014, au terme d'une année à courir l'Europe pour convaincre des investisseurs de les suivre en Guinée, en pleine épidémie d'Ebola, les deux jeunes hommes alors seuls dans l'aventure ont l'idée de contacter l'homme politique. Arnaud Montebourg a quitté le gouvernement depuis trois mois, mais ils gardent en tête un projet qui tenait à coeur au ministre de l'Economie et auquel ils s'imaginent s'associer : la création d'une compagnie minière nationale. Ils le contactent sur LinkedIn. « J'ai été surpris par leur jeunesse, leur audace, je me suis dit : ces garçons sont gonflés. » Montebourg écoute cette « histoire assez romanesque » de deux jeunes entrepreneurs français dans les mines en Guinée. Il fixe trois conditions : un siège social en France et non à Conakry, une approche socialement, éducativement et environnementalement responsable en Guinée, et la garantie d'un accord d'approvisionnement pour une future raffinerie d'alumine en France. « Ce n'est pas écrit, précise l'ancien ministre. C'est un engagement moral qui leur demande donc de rester actionnaires de référence. »
Patriotisme économique
Les choses s'enchaînent rapidement. « Il a décroché son téléphone et il a appelé pas mal de monde. » Alain Mallart, Daniel Lebard, Anne Lauvergeon, Edouard Louis-Dreyfus... Les portes s'ouvrent. « Arnaud Montebourg nous a dit tout le bien qu'il pensait de ce projet, confirme le président de Louis Dreyfus Armateurs. Il a mis en avant sa volonté patriotique économique : cela résonnait chez nous. Cette conception de travail en "équipe de France" m'avait déjà beaucoup séduit dans le discours du ministre à l'époque. » Arnaud Montebourg connaît les autorités en Guinée. Il s'implique. « Je ne suis pas payé pour ouvrir mon carnet d'adresses », lance celui qui se décrit comme leur « parrain ». Il n'a pas non plus de parts dans l'entreprise. Son truc ? « Par ce projet, je réalise une partie de mon rêve ministériel. »
Pour l'instant, Arié Flack juge que l'histoire se déroule de manière optimale. Le banquier d'affaires, devenu proche d'Arnaud Montebourg après avoir travaillé sur le sauvetage des usines d'aluminium de Rio Tinto Alcan à Saint-Jean-de-Maurienne en 2013, convient qu'au départ, il était « sceptique ». Les jeunes entrepreneurs, qui avaient travaillé dans la City à Londres où ils se sont rencontrés, n'avaient aucune expérience dans l'exploration. Or, le secteur se partage normalement entre les majors et les juniors... qui sont pour la plupart australiennes et canadiennes, car elles ont un accès direct aux investisseurs miniers, nombreux sur les Bourses de Toronto et de Sydney. Ils se lançaient aussi dans un pays qui présentait des risques politiques élevés. A lire le dernier sondage annuel de l'Institut Fraser auprès des sociétés d'exploration, la Guinée se place parmi les pays où les conditions d'investissement sont les moins favorables dans le monde.
Voyants rouges
« Tous les voyants rouges étaient allumés », se rappelle Arié Flack. Mais le banquier, qui s'est intéressé au secteur minier lorsque la boutique qu'il a créée, la Compagnie Financière du Lion, a été conseil de l'Etat sur l'évolution du paysage minier en France, sait que la bauxite est une matière première stratégique, et que les entreprises européennes sont dépendantes de quelques sociétés seulement pour s'approvisionner. La bauxite, dont on extrait l'alumine, sert à fabriquer l'aluminium, l'un des métaux les plus utilisés sur Terre. Avec la hausse continue de la demande, la production mondiale de bauxite a quasiment doublé depuis le début des années 2000. Et la Chine, qui utilise à elle seule plus de la moitié de l'aluminium fabriqué dans le monde, a des besoins énormes de minerai. Son prix n'a d'ailleurs pas suivi la débandade collective des matières premières. Arié Flack note en outre qu'un travail d'assainissement semble avoir été fait dans le secteur en Guinée. La Banque mondiale a constaté que le pays fait des efforts. Le Fonds monétaire international (FMI) attend, lui, une reprise de l'économie cette année. Et puis, les fondateurs d'AMR « ont su témoigner d'une réelle connaissance du terrain. C'est très important, j'en ai vu beaucoup défiler dans mon bureau qui n'avaient jamais mis les pieds dans la glaise ! » Enfin, la présence d'un industriel au tour de table, Louis Dreyfus Armateurs, rassure le banquier d'affaires.
Avec l'arrivée de Xavier Niel, dernier actionnaire entrant, la start-up minière partie de rien mais bien décidée à aller jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à l'ouverture de l'une des principales mines de bauxite de Guinée, aura réussi à lever « pas loin » de 10 millions d'euros. L'argent de leurs investisseurs, Romain Girbal et Thibault Launay l'utilisent pour réaliser les différentes études de faisabilité qui diront la viabilité économique du projet. Leur objectif est ambitieux : produire à terme 10 millions de tonnes par an, sachant que la plus grande mine de bauxite du monde, Weipa en Australie - propriété de Rio Tinto -, en extrait 26 millions. Ces études d'« engineering » minières permettent de planifier la production, de déterminer où sera construite la mine, quels types de machines seront nécessaires ou, encore, de voir comment le minerai sera transporté (rail, téléphérique, convoyeur ou camion) jusqu'au fleuve voisin du permis de recherche situé près de Boké, à moins de 50 kilomètres de la mer. A priori, Louis Dreyfus Armateurs aidera AMR à évacuer la bauxite. « Pour l'heure, nous apportons notre savoir-faire pendant les études, explique Edouard Louis-Dreyfus, aussi bien pour aider la société à savoir s'il faut construire un terminal fluvial que pour évaluer le tonnage, la cadence des grues ou le nombre de barges. »
Les études de faisabilité devraient être finalisées cet été. AMR pourra alors faire la demande de permis d'exploitation en septembre. Si tout va bien, il l'obtiendra quelques mois plus tard. « Les nouvelles autorités sont assez rapides, décrit Romain Girbal. La Guinée veut que des groupes miniers se mettent à produire. Le PIB dépend en grande partie du secteur, le budget de l'Etat aussi. Le pays a besoin que des projets comme le nôtre se développent. » Car aujourd'hui, il y a de nombreux projets mais peu de producteurs. Quatre mines sont actives dans ce pays qui abrite pourtant les plus importantes réserves de bauxite de la planète. Qui plus est, une bauxite de qualité, et donc recherchée. Ces réserves pourraient, disent certains, alimenter le globe pendant cent ans. Mais la Guinée, qui était encore le deuxième pays producteur au début des années 2000 derrière l'Australie (toujours en tête), n'en extrait pas plus aujourd'hui qu'il y a quinze ans, et s'est fait amplement distancer par la Chine, le Brésil et l'Inde dont la production a explosé.
Une fois le permis d'exploitation obtenu, une nouvelle course commencera pour la junior française. Une course pour lever les fonds nécessaires pour débuter la construction de la mine. AMR a chiffré le projet global entre 80 et 120 millions de dollars jusqu'à la mise en production, espérée fin 2018. Il reste donc les neuf dixièmes de l'argent à trouver. Les fondateurs devront alors savoir convaincre les banques... ce qui, dans le contexte actuel d'extrême prudence à l'égard du secteur des matières premières, peut s'avérer une autre paire de manches.
Muryel Jacque


